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    March 11

    בתי מילנר בירושלים

    Document 1: Les maisons "Milner"

     

    Traduit de l'hébreu par Philippe Milner, du livre de Yeoshoua Ben Arieh: "La Ville dans le miroir" : la nouvelle Jérusalem à ses débuts. pages 264 et 265.

    Photos jointes à l'article: 5 photos de la collection Lehman. Dans la légende qui accompagne le cliché, Milner est écrit en yiddisch et non en hébreu.

     

    Texte:

    Agrandissement supplémentaire de Mea Shearim: les maisons "Milner", "Even Yehoshoua" et les maisons "Varsovie".

    Quartier proche des "maisons hongroises" qui fut construit lui aussi en 5652 (1892), à peu près en même temps, plus connu sous le nom de "Maisons Milner".

    Sur ce quartier, également connu comme "l'union de Shlomo", Greibsky écrit:

    "De nombreux quartiers à l'extérieur des murs de la ville furent construits par "l'union pour l'agrandissement de l'Implantation"(1). A coté de cela, des particuliers qui construisirent sur leurs fonds propres des quartiers d'habitation et aidèrent ainsi nombre de familles à acquérir leur foyer à des conditions de paiement abordables. L'un d'entre eux, Shlomo Milner édifia en 5652 le quartier "l'union de Shlomo" qui comptait 35 appartements, à coté des "maisons des hongrois".

    Shlomo Milner, visionnaire  et entrepreneur hardi, faisait partie des pionniers de l'industrie et de la construction. Qui, des anciens de Jérusalem et de ses habitants, ne se souvient pas de Shlomo Milner, quand il arriva de Roumanie avec de l'argent pour construire et entreprendre; qui émerveilla les habitants par ses talents et l'envergure de son imagination. La grande minoterie qu'il édifia sur ce grand terrain désert non loin des maisons "Wittenberg". Il y avait là de la révolte contre l'ancien comme il le disait lui-même: "pendant dix ans, pas le moindre cheval au moulin! C'est la vapeur qui doit travailler et servir l'homme.." Et tout ceux qui se souviennent de Jérusalem d'il y a un jubilé (2) mesurera la hardiesse d'alors…Construire une telle minoterie, avec des machines modernes et les innovations techniques. L'immense cheminée qui se dressait vers les cieux dans cette implantation jeune et nouvelle, en dehors des murs de la ville. C'était comme une forteresse, annonciatrice d'une ère nouvelle pour la ville ancienne-nouvelle (3). Comme un "miracle pour les gentils". Ici, les juifs construisent la nouvelle Jérusalem. On n'est pas venu ici pour mourir  mais au contraire pour construire et s'édifier, vivre et ramener à la vie. Ainsi le voyait-il… A proximité, il bâtit le nouveau quartier connu jusqu'à aujourd'hui sous le nom des "maisons Milner". (emplacement des maisons "Milner", voir carte page 261)

     

    NdT

    (1)     Implantation avec une majuscule car jusqu'à 1948, ce terme (hayishouv) désignait l'ensemble de l'implantation juive en Palestine et pas seulement telle ou telle. On dirait aujourd'hui Israël.

    (2)     50 ans. Aujourd'hui, plus d'un siècle.

    (3)     Sûrement une allusion de l'auteur au livre de Herzl "Alt-Neu Land" Le pays nouveau-ancien, en parlant d'Israël à venir.

     

    Document 2: Shlomo Hacohen Milner

     

    Traduit de l'hébreu par Philippe Milner. "Encyclopédie des pionniers de l'Implantation" de David Tavher. pages 870 et 871.

     

    Texte:

    Shlomo Hacohen Milner

    Né à Radowice, Bukovine (Alors Autriche-Hongrie) en 5597 (1837), fils de Yehuda. Elève de yeshiva, a appris le métier de meunier avant de devenir directeur des minoteries d'un noble propriétaire à Radowice. En 5641 (1) il fut influencé par les idées des "Amants de Sion" et envisagea d'émigrer en Israël quand il devait déjà porter la charge d'une famille de dix personnes. Sa femme s'y opposa deux ans durant avant que la décision ne soit prise, sur les conseil du rabbin de Chtipagchet (2)(Moldavie), de faire d'abord le voyage avec son fils aîné arrivé à l'age de la conscription et de faire venir par la suite de reste de la maisonnée, s'il se trouvait en Israël de quoi vivre.

    Au mois de Av, 5643 (1883) il arriva avec l'aîné, trouva du travail comme paysan à la colonie de Har Tov. La communauté des fondateurs promit à tous les établis du terrain, des moyens et un soutien vivrier jusqu'à la récolte. Il repartit seul chercher sa famille ainsi que le jeune Yekoutiel Segel, un proche de la famille de sa femme, qui voulait se soustraire aux obligations militaires. Un mercredi du mois de Tvat 5644 (3), ils arrivèrent à Jaffa, rejoignirent Har Tov et commencèrent à travailler.

    Quand il apprit que la communauté fondatrice était en réalité une communauté missionnaire, et que le directeur  apprit qu'il envoyait son fils Noah à Jérusalem acquérir une éducation juive, un conflit éclata entre les deux. Il abandonna les champs ensemencés et alla à Jérusalem avec sa famille, dénué de tout. Là, il commença à travailler dans son métier à petite échelle. Il acheta de petites quantités de blé  qu'il travailla de façon inusitée dans le pays jusqu'alors. il lava le blé pour le laisser sécher ensuite sur des nattes de paille tressée. Il le mousait ensuite dans des meules arabes mues par un cheval aveuglé (un sac par jour), confectionna des tamis à partir de peaux parcheminées qu'il acheta à un calligraphe et sélectionna ainsi la mouture la plus fine. Sa femme vendait la petite production dont ils tiraient de quoi vivre dans l'indigence.

    Quand ses voisins arabes, des marchands de parfum prospères de la vieille ville, virent les améliorations qu'il avait développé, ils lui proposèrent une association pour faire les choses en grand. Sans avoir appris à l'école le dessin industriel, il conçu les instruments qu'il fit faire par Avraham Tsfati, commanda à un négociant français installé en Egypte des pierres de meule (avant cela on n'utilisait dans le pays que des pierres locales) et édifia le premier moulin  au faîte de la technique à l'époque. (Quatre chevaux tournant en mouvement croisé).

    Il quitta ses associés arabes quand, après dix mois, il s'avéra qu'ils ne faisaient que profiter de son savoir faire, le trompaient et le spoliait de son dû. Il entra en association avec Yaakov Goldman, Yehuda Arieh Horwitz (Yodel Meller), Ytzhak Hirschensohn et Ytzhak Hevroni. Ils lancèrent une boulangerie industrielle de matsot mais l'affaire ne réussit pas.

    Devant cet échec dans l'industrie, il retourna à l'agriculture. A l'hiver 5647 (1887), il  alla plaider sa cause auprès des bureaux du Baron Rotschild, à Paris pour qu'ils le prenne comme cultivateur dans une des colonies. Le rabbin Tzadok Hacohen et Elihaou Scheid lui promirent une terre dès qu'il y en aurait une de disponible dans une des colonies et Tzadok lui donna en attendant un viatique de deux cent francs pour rentrer à Jérusalem, plus les frais.

    A son retour, il fut engagé pour un salaire raisonnable par le banquier Bernheim et ses associés pour mettre en place et diriger une minoterie à vapeur non loin de la porte de Shcem (4). Il acquit le monopole du commerce de la farine avec les magasins que dirigeait sa femme (5) et avec le temps avec d'autres succursales. Il fit fortune.

    En 5652 (1892), il acheta un vaste terrain non loin des maisons "hungarein" entre Mea Shearim et Beit Israël. Il s'y fit construire une maison ainsi qu'un lotissement de 35 logements avec chambre et cuisine pour chacun. Ce lotissement qu'il appela "l'union de Shlomo" est aujourd'hui connu sous le nom de "Maisons Milner". Il les vendit à des pauvres, à tempéraments abordables. Il consacra une pièce aux visiteurs et une autre aux indigents, aux malades et aux autres démunis. Dans le même temps, il acheta une propriété près de la tombe de Rachel et la revendit en parcelles à des conditions avantageuses pour y bâtir un quartier d'habitations.

    La même année, il entra en association avec le banquier Haïm Aharon Valeiro et avec le grec Petrus Padriadès pour fonder une minoterie à vapeur et une distillerie pour produire de l'alcool de figues et de raisins secs, à coté des maisons "Wittenberg", non loin de l'école "Lemel". Il devait y consacrer le quart de sa fortune mais son argent étant investi dans des terrains et des habitations il hypothéqua son bien foncier au profit de Valeiro à hauteur de sa part dans l'affaire. Il voyagea en Europe, à Vienne et à Budapest, pour acquérir les machines et faire venir les techniciens pour leur assemblage, ramena d'Egypte un technicien spécialisé en chaufferie et en maintenance en attendant que des ouvriers juifs apprennent la profession, quant à la distillerie, il appela un certain Rozin, spécialiste en la matière. (Le père de l'horloger Rozin de Jaffa et du professeur Rozin de Rishon Letzion)

    L'activité de la distillerie commença par un accident meurtrier. Suite à une surpression dans l'alambic, celui-ci explosa. Rozin fut gravement brûlé et mourut de ses blessures. Deux ouvriers, un juif et un arabe, furent également brûlés mais guérirent.

    L'affaire marchait bien mais les concussions incessantes des fonctionnaires de l'administration turque les obligèrent à cesser l'activité.

    La minoterie industrielle marchait bien aussi mais à la suite d'un différent avec ses associés au sujet du pro rata des bénéfices, son patrimoine foncier passa dans l'escarcelle de Valeiro, par décision du tribunal. Il reçut 400 livres et quitta l'association.

    En 5658 (1898), il édifia de nouveaux moulins  dans le quartier de Zikaron Toubiah équipés d'un moteur à gaz sorti des ateliers Stein à Jaffa. Par deux fois, il dut surseoir au démarrage de l'entreprise à cause d'explosion dans la machine, assez rudimentaire par ailleurs. Il emprunta de l'argent à la société "Yeka" par l'intermédiaire d'Albert Antavi contre caution sur les machines et finalement, les moulins commencèrent à moudre jusqu'à ce que l'opposition des habitants du quartier eut raison de l'affaire (6). Les machines devinrent propriété de l'école professionnelle de la société "Kiah";

    Il termina sa vie sans patrimoine et vécu dans son grand âge de l'épicerie que tenait sa femme en se consacrant à l'étude de la thora.

    Il mourut à Jérusalem au mois de Sivan 5668 (1908).

    Descendants: David, Shmuel, Na'aka, Sarah, Noah, Yehoshoua.

     

     

    NdT

    (1)     1881. Toutes les dates n'apparaissent pas avec leur correspondance dans le calendrier chrétien dans le texte. Le calendrier hébraïque, en décalage de 3760 années avant le datage courant (étalonnage erroné à partir de la création du monde), est exprimé par des lettres et non des chiffres. Par exemple, 5641 s'écrit en hébreu: tav, resh, mem, alef, ce qui correspond en gimatria simple à 641, les cinq mille années précédentes étant négligées dans la transcription, ce qui ne serait gênant que pour une période d'incertitude supérieure à mille ans. Dans ce cas, mieux vaut se fier au carbone 14…

    (2)     L'hébreu n'utilisant pas les voyelles, il est difficile de transcrire un nom propre non identifié comme c'est le cas ici. Au surplus, le "p" pouvant être un "f" dans l'alphabet hébraïque, la seule information sûre sur le nom du lieu est "chtpgcht", à moins qu'il ne s'agisse de "chtfgcht"… Voir carte très détaillée de la Moldavie…

    (3)     1884, normalement…L'année hébraïque commençant vers fin septembre et ne comptant que 355 jours (la valeur numérique exacte du mot hébreu shana -année- en gimatria simple), un treizième mois est ajouté tous les quatre ans pour faire bonne mesure par rapport à l'écliptique. De plus 5644, écrit tav, resh, mem, guimel, (644, voir note 1) se décompose en 400 plus 200 plus 40 plus 4. Quand une date se termine par le chiffre 15 (10 plus 5, rappel) cela devrait s'écrire iod, alef en hébreu. Or iod alef est une des multiples façon d'écrire le nom de D…, présent partout, nommé nulle part. On écrit donc têt, vav,  respectivement 9 et 6 qui font 15, comme chacun sait. Il s'agit toujours de la gimatria simple (rappel

    (4)     Shcem, capitale de la Samarie (Naplouse). La porte de Shcem est une des portes de la vieille ville de Jérusalem, à l'entrée du quartier arabe.

    (5)     Il n'apparaît pas clairement dans le texte s'il s'agit de la femme de Shlomo Milner ou de celle du banquier Bernheim. La logique voudrait qu'il s'agisse plutôt de la deuxième.

    (6)     Le texte n'en précise pas la raison. Peut-être le danger d'explosion…

     

    Document 3: Noah Yehoshoua Milner

     

    Traduit de l'hébreu par Philippe Milner. Même ouvrage, page 874 et 875.

     

    Texte:

    Noah Yehoshoua Milner

    Né à Radowice, Bukovine, en 5635 (1875), fils de Shlomo Hacohen Milner, directeur d'un grande minoterie à Radowice, ensuite pionnier de cette industrie à Jérusalem et fondateur du quartier "L'union de Shlomo" ou "les maisons Milner".

    A neuf ans, émigra en Israël le quatrième jour du mois de Tvat 5644 (2 janvier 1884) avec ses parents et les membres de sa famille, en tout 10 personnes. Son père, qui l'avait précédé, reçut des terres dans la colonie de Har Tov et l'envoya étudier  auprès de Moshe Friedless puis auprès de Yekoutiel Segel, arrivé avec son père en Israël. Finalement, son père l'envoya étudier à Jérusalem auprès du maître  Zeidel Sofer. Quand il apparut à son père que la société de recours de la colonie de Har Tov voulaient convertir ses membres à la foi chrétienne, il abandonna son lopin et partit avec sa famille à Jérusalem, sans avoir. Ce fut une période de disette. Noah fut envoyé étudier à l'école "Lemel", sous la férule du Docteur Zeev Herzberg mais les "zélotes" (1) du voisinage –des maisons Hungaren- avec à leur tête le rabbin Benyamin Stammper (le père de Yehoshoua Stammper, un des fondateurs de Petakh Tikwah) firent pression pendant six mois sur son père, lui interdirent l'accès à la thora et à l'autel (2) et finalement le père du retirer le fils comme conséquence du boycott des orthodoxes pour l'envoyer au "heder" de Zerah Rakover, maître émérite, puis à la yeshiva.

    Il épousa Liba Rachel fille de Yehouda Arieh Horwitz (connu sous le nom de Yodel Meller, auparavant associé à son père dans une affaire de boulangerie industrielle qui connut la faillite). Il travailla comme aide-comptable dans la minoterie que dirigeait son père.

    Quand son beau père s'en revint d'une visite à Tibériade, il lui parla de ces blés noirs (qui non lavés confèrent au pain une teinte bleuâtre et dont on fait les grains de bourgoul, reliquat (3) du tamisage fait à la main par des femmes à l'aide de peaux mégissées) et qui se vendent à Tzfat (4) à vil prix. Il y vit l'occasion de faire des affaires. Il démissionna de son travail chez son père et, avec la dot et le beau-père, achetèrent des machines et fondèrent, à Tzfat, une industrie du granulat. Mais ces blés n'étaient disponibles sur le marché que deux mois après le battage et ils durent abandonner, la matière venant à manquer.

    Il déménagea à Jaffa et ouvrit un négoce de gros en épicerie (5) au marché "Eldar". Il s'associa en 5658 (1898) avec Yaakov Moshe Assiskowitch et Eliyahou Aharon Kahana plus quelques autres pour fonder un "bureau de fraternité", ainsi qu'un lotissement du même nom près de Newe Tzedek. Il participa à la fondation de "achnasat orhim" (6), visite aux malades et couchage de charité ainsi que l'école religieuse nationale.

    Le 15ème jour (7) du mois d'Eloul de l'an 5668 (11 septembre 1908) mourut sa femme à Jaffa après lui avoir donné trois filles et deux garçons. En 5670 (1910), il épousa Haïa Rachel, veuve de Menahem Mendel Nahumovsky, un des fondateurs de la colonie de Hadera. Il alla y vivre avec sa femme dont il administra l'affaire de commerce général. Il fit partie des entrepreneurs dévoués à la cause de l'éducation orthodoxe, un des fondateurs de la banque coopérative des paysans de la colonie et membre de son conseil. Il assuma les responsabilités difficiles de chef de la colonie pendant la première guerre mondiale et aida les jeunes gens qui fuyait le service armé ou "les bataillons du travail" dans la zone du front (8) ainsi que les détenus où les personnes chassées de Jaffa et de Tel Aviv, défendant en cela les intérêts de la colonie face aux autorités. Il continua après la guerre à se consacrer au bien public sans ostentation.

    Mort à Tel Aviv, le sixième jour du mois de Nissan 5697 (18 mars 1937) et porté en terre à Hadera.

    Descendants (de sa première femme): Yefet, Ahitov, Malka (épouse de David Noubik), Léa (épouse de Ephraïm Wizler), Avigail (épouse de Reuven Gordon).

    De sa seconde femme: Sarah (épouse de Yehiel Novikov)

     

     

    (1)     Littéralement les fanatiques. Des orthodoxes radicaux sûrement. J'ai traduit par "zélotes" quand le terme hébreu est le même pour désigner la secte juive qui se coupa du reste de la population et prit les armes contre Titus, au premier siècle après Jésus Christ.

    (2)     La partie surélevée à la synagogue ou les "cohanim" –les ministres du culte- ont accès aux textes.

    (3)     Reliquat et non produit, comme le faisait son père en foi de l'article précédent…

    (4)     Safed, en Galilée. Centre rabbinique réputé par ailleurs.

    (5)     Des biens de consommations courantes. Littéralement "les besoins du public".

    (6)     Le même mot –hè caf noun samekh tav- signifie "introduction" ou "rentrée d'argent" dans un complément de nom avec le deuxième mot –orhim- qui signifie "invités". il s'agirait d'un lieu où on reçoit les gens de passage. Mais le même mot signifie aussi "la synagogue" sans qu'il soit possible, en carence de voyelles, de déterminer lequel des deux est le bon. Comme dans tous les cas d'homographie, seul le contexte permet de trancher. Ici, non. J'ai donc laissé la phonétique latine.

    (7)     têt, vav, neuf et six, quinze. Illustration d'une note précédente.

    (8)     Vraisemblablement au service de l'Empire Ottoman.

     

     

     

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